Un jour avec…
Sarah, peintre automobile au Garage M. Losch Bereldange
Sarah a découvert Losch Luxembourg en 2022 dans le cadre de notre Azubi Discovery Day. Après avoir eu un premier aperçu des différents métiers, elle a choisi de suivre une formation de peintre automobile. Aujourd’hui, elle travaille de manière autonome en peinture et apprécie particulièrement la précision du métier ainsi que les résultats visibles de son travail.
« En peinture automobile, il faut de la passion. Le résultat montre si quelqu’un aime vraiment son métier. »
Comment es-tu arrivée chez Losch Luxembourg ?
Pendant ma scolarité, j’ai participé à l’Azubi Discovery Day au Garage M. Losch Bereldange, au cours duquel différentes classes scolaires visitaient Losch et découvraient différents métiers.
Au départ, je voulais plutôt m’orienter vers le covering automobile. On m’a toutefois conseillé de commencer par apprendre la peinture afin de bien comprendre les matériaux et les bases du métier.
Quand j’ai commencé à travailler en peinture, le métier m’a tout de suite beaucoup plu.
À quoi ressemble une journée de travail type pour toi ?
Cela dépend beaucoup de la pièce ou du véhicule sur lequel je travaille.
Pour une pièce neuve, je commence par vérifier que tout est en ordre. Ensuite, je la ponce, la nettoie et la prépare pour la peinture.
Pour une pièce plus ancienne ou endommagée, d’autres étapes peuvent s’ajouter selon son état, comme le masticage, l’application d’un apprêt ou les retouches. Ensuite viennent la peinture, le séchage et l’application du vernis. À la fin, nous polissons aussi nous-mêmes certains travaux et contrôlons le résultat.
Quelle part de ton travail consiste réellement à peindre ?
Moins qu’on ne le pense.
La peinture en elle-même représente peut-être environ 20 % du travail. Une grande partie du métier consiste à préparer et à finaliser : contrôler, réparer, poncer, masquer, nettoyer et préparer correctement la pièce avant la peinture.
Qu’est-ce qui a été le plus difficile à apprendre au début ?
Surtout le masticage et le ponçage.
Il faut du temps pour développer le bon ressenti et savoir si une surface est vraiment régulière ou s’il reste encore une imperfection.
Avec le vernis aussi, il faut apprendre avec l’expérience quelle quantité appliquer. Trop peu ne donne pas un beau résultat, mais trop peut également poser problème.
Quelles qualités faut-il pour exercer ce métier ?
Il faut savoir rester calme, même lorsque quelque chose ne se passe pas comme prévu.
Il faut également être précis tout en sachant travailler efficacement. C’est toujours un équilibre entre précision et rapidité.
Avec l’expérience, on développe sa propre manière de travailler et un meilleur ressenti pour les différentes étapes.
Quelle place la technologie occupe-t-elle aujourd’hui en peinture automobile ?
La technologie joue un rôle important.
Pour le mélange des couleurs, par exemple, nous sommes assistés par un ordinateur. On saisit le code couleur et on peut choisir entre différentes nuances. Le système indique ensuite les teintes et les quantités nécessaires.
Il faut malgré tout de l’expérience pour choisir la bonne nuance et savoir quelle quantité de produit utiliser réellement.
Est-ce un métier varié ?
Oui, parce que chaque véhicule et chaque pièce sont différents.
J’aime particulièrement travailler avec des couleurs différentes, et pas uniquement du blanc, du noir ou du gris. Le rouge, le jaune, le vert ou d’autres couleurs plus marquées rendent le travail plus intéressant.
Nous travaillons aussi sur différentes marques et différents modèles, ce qui apporte régulièrement de la nouveauté.
Y a-t-il un travail dont tu es particulièrement fière ?
Un travail qui m’a particulièrement marquée était un traitement céramique sur une Audi Q8 ou SQ8 de couleur beige.
Le résultat était vraiment réussi et la voiture brillait très bien à la fin. Ce sont des moments agréables parce qu’on voit directement ce que l’on a accompli.
Comment fonctionne le travail en équipe ?
En principe, chacun travaille sur ses propres missions.
Mais si je rencontre une difficulté ou si j’ai une question, je peux toujours demander de l’aide à quelqu’un de l’équipe. Mes collègues sont très disponibles.
Pendant ma formation, mon travail était bien sûr davantage contrôlé. Aujourd’hui, je travaille de façon très autonome et je demande de l’aide lorsque j’en ai besoin.
Comment as-tu vécu ton arrivée dans ce métier en tant que jeune femme ?
Au début, je me suis beaucoup posé la question et j’avais un peu peur que ce soit plus difficile.
Mais en réalité, tout s’est passé naturellement dès le départ. Mes collègues ont été disponibles et je n’ai jamais eu l’impression de ne pas être acceptée parce que je suis une femme.
Cela m’a montré qu’il ne faut pas se laisser décourager par ce type d’appréhension.
Existe-t-il des préjugés sur ton métier ?
Beaucoup pensent qu’un peintre automobile reçoit simplement une pièce et la peint.
En réalité, le métier comprend bien davantage. La préparation représente une grande partie du travail.
Et bien sûr, il peut arriver de se salir en travaillant : il ne faut pas en avoir peur.
Qu’est-ce qui te plaît le plus dans ton métier ?
J’aime travailler dans la cabine de peinture et j’aime peindre.
Mais j’apprécie aussi la préparation, par exemple le masquage, parce que cela demande beaucoup de précision.
De manière générale, j’aime pouvoir voir à la fin de la journée ce que j’ai réalisé et comment un véhicule ou une pièce a changé.
Quel conseil donnerais-tu à quelqu’un qui souhaite apprendre ce métier ?
Au début, beaucoup de choses sont nouvelles et peuvent sembler difficiles.
Mais lorsqu’on est motivé et que l’on persévère, on devient de plus en plus à l’aise avec le temps. Les résultats s’améliorent et on développe sa propre façon de travailler. Il faut aussi avoir de la passion pour ce métier. Quand la motivation n’est pas là, cela finit par se voir dans le travail.
Lorsqu’on aime son métier et qu’on s’y intéresse vraiment, on continue aussi à progresser.
Pour moi, c’est un beau métier, notamment parce qu’on voit directement ce que l’on a créé à la fin.